
Sur la route de Juba, Gulu, Ouganda, 22 août 2009. © Dominic Morissette
Petite parenthèse africaine: pour un autre projet de documentaire, j’ai dû me rendre en Ouganda faire un premier voyage de recherche de trois semaines. Ce qui est une toute autre histoire…
Toutefois, les préoccupations économiques me suivent et me rattrapent. En fait, je suis dans le Nord de l’Ouganda – qui vient à peine de sortir d’une trop longue guerre civile. Et naïvement, je croyais que la crise économique dont parle l’Occident était bien loin d’ici et que les gens devaient avoir d’autres préoccupations.
Je me trompais en partie.
En fait, ici comme dans de trop nombreux pays du Sud, pensons simplement aux Philippines et ses travailleurs, principalement travailleuses domestiques partout dans le monde, une partie de la population reçoit une bonne part de ses revenus de parents qui vivent à l’étranger. Mais comme me disait le Dr Martin, l’un des co-directeurs de l’Hôpital Lacor où je suis, « Les Ougandais qui vivent à l’étranger sont les premiers à perdre leur emploi. Nous pouvons lire dans les journaux que les sommes envoyées par la diaspora ont diminué de moitié. »
Du côté du gouvernement, la crise a aussi ses répercussions. En plus de perdre les frais et autres revenus liés aux transactions bancaires internationales, les commandes et exportations nationales de produits sont grandement à la baisse. Ce qui signifie, en plus des pertes d’emploi, des revenus en moins pour l’État, qui peine déjà à pourvoir les services minimums.
Comme quoi la crise n’est pas uniquement un fait de pays riches et que maintenant, le village global est peut-être plus global qu’on ne le craignait.
Dominic Morissette, réalisateur
©2009 Le blogue PIB / The GDP blog
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