Bay Street / Quelques faits et statistiques :
De la rue St-James à la rue Bay
Tout
au long du XIXe siècle et de la première moitié du XXe siècle, le haut
lieu de la finance canadienne était sis rue St-James, à Montréal. En
1959, lorsque la voie maritime du Saint-Laurent fut complétée, les
financiers commencèrent alors à lorgner du côté de la Ville Reine. En
1970, Bay Street avait détrôné la rue St-James dans le cœur – et le
portefeuille – des courtiers et devenait LE bastion des affaires au
pays.
TSX pour Toronto Stock Exchange – lire : la bourse
Le
TSX est la plus grande bourse au Canada. La World Federation of
Exchanges considère la bourse de Toronto la troisième plus importante en
Amérique du Nord et la huitième au monde.
Beaucoup de monde…
Le
district financier de Toronto compte environ 200 000 employés. Quatre
banques canadiennes majeures y ont aussi leur siège social de même que
de nombreuses entreprises.
Canada VS États-Unis
Au
cours de l’année 2008, 69 banques américaines ont cessé leurs activités
et plus de deux cent cinquante autres ont demandé – et obtenu – une
aide gouvernementale. Rien de tout cela n’est arrivé au Canada. La
résilience du système bancaire canadien tient à plusieurs raisons, soit
une règlementation plus stricte, un contrôle plus serré de l’accès à
l’hypothèque et du suivi des prêts hypothécaires et une culture
financière prônant une gestion du risque plus prudente.
Mises à pied
Selon
l’Organisation internationale du travail, environ 325 000 travailleurs
du secteur financier international ont été mis à pied entre août 2007 et
février 2009. Quarante pour cent de ces licenciements sont survenus à
la suite de la débâcle boursière d’octobre 2008. Bay Stret a certes
enregistré des pertes, mais celles-ci apparaissent moindres si on les
compare à celles endurées dans les autres carrefours de la finance.
Sources:
Financial Post, 30 mars, 2009
Globe and Mail, 9 septembre, 2009
World Federation of Exchanges
International Labour Organization
Winnipeg Free Press, 25 septembre 2009