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Au pays du bois

Date de publication : 16 octobre 2009 - Percé, Québec

Le bois, c'est toute leur vie… mais ils en vivent de moins en moins. Affectés par la crise, les planteurs espèrent accumuler assez d’heures pour être admissibles à l’assurance-emploi.
 
L'industrie forestière en Gaspésie

Nos trois planteurs ont passé leur vie dans le bois. Avant, ils coupaient; maintenant, ils plantent. Un changement de tâches qui reflète bien les transformations survenues dans l’industrie forestière en Gaspésie.

Avec la récession, l’appréciation du dollar, et la baisse d’utilisation de papier journal, on prévoit que la demande de bois devrait diminuer de moitié en 2009 comparativement à la moyenne des dernières années.

Ainsi, à défaut de coupes d’arbres, le gouvernement du Québec a décidé d’investir plusieurs millions dans la sylviculture, c’est-à-dire l’aménagement des sols, l’entretien des secteurs boisés et la plantation d’arbres. Une façon de préserver des emplois et d’être fins prêts lorsque le soleil brillera à nouveau pour l’industrie.

« C’est bien beau aménager et planter, seulement, il faut se demander ce que l’on va faire avec tout ce bois si on ne développe de nouveaux marchés », avance Gilles Fortier, professeur au programme de Technologie forestière au cégep de la Gaspésie et des Îles. « On ne peut plus compter sur les papetières puisque les pays comme la Chine et le Brésil produisent du papier pour bien moins cher. Il faudra aussi oublier les entreprises de première transformation. Les scieries qui produisaient du bois d’œuvre ne sont plus dans le coup en raison de la montée du dollar et des surplus de copeaux. Ces derniers assuraient auparavant une bonne part de leur revenu lorsque vendus aux papetières, mais aujourd’hui, les marchés se font rares »

« On ne peut plus miser sur la production en grosse quantité à un moindre coût comme on le faisait avant, car d'autres pays nous ont détrônés à cet égard et notre dollar ne favorise plus les exportations, renchérit M. Fortier. Dorénavant, seules les usines qui auront développé un créneau particulier – il y en a actuellement quelques-unes – réussiront à tirer leur épingle du jeu. Mais dans le cas de la Gaspésie, ça reste un défi à relever.»

Autre grande question quant à l’avenir de la foresterie : la main d’œuvre sera-t-elle au rendez-vous dans le cas d’une reprise? « Depuis deux ou trois ans, le nombre d’inscriptions a beaucoup diminué dans tous les programmes de génie forestier et de technologie forestière à travers la province », déplore Gilles Fortier. « Ici, on n’a pas eu assez d’inscriptions lors des deux dernières années pour ouvrir le programme. Dans le moment, nos derniers finissants ne travaillent pas seulement dans les métiers traditionnels de la foresterie, mais également dans des domaines connexes, comme l’aménagement de territoire. Or, qu’arrivera-t-il de tous les travailleurs forestiers dont on aura besoin - et qu’on ne forme pas maintenant - lorsque le marché reprendra? ».


Quelques faits et statistiques

Il y a quelques siècles, l’utilisation de la forêt en Gaspésie était liée aux constructions navales. Il faut attendre la fin du 19e siècle pour voir la foresterie prendre la forme d’une industrie (bois de sciage et de construction, papetières) dans la région. L’industrie forestière prend alors le pas sur les pêcheries, en proie à une crise, comme stabilisateur de l’économie régionale. 

Depuis 2005, plus de 60 000 emplois québécois ont été perdus dans l’industrie forestière et les domaines reliés.

Pour chacune des places abolies dans une scierie, il faut compter deux travailleurs forestiers mis à pied.

Depuis 2005, la demande pour le papier journal a baissé en moyenne de 15% par année, sauf pour les douze derniers mois où la demande a chuté de 35%. Des quelques 50 papetières que compte le Québec, une vingtaine d’entre elles font dans le papier journal.

Depuis la baisse de la demande pour le papier journal, les surplus de copaux atteignent les 600 000 tonnes au Québec. Les scieries doivent maintenant payer pour s’en débarrasser.

De 2004 à 2008, le quart des usines québécoises du secteur primaire forestier (première transformation) a disparu. La Gaspésie a vu passer son nombre d’usines de 28 à 23.

Cliquez ici pour en savoir plus sur l’industrie forestière à Grand Falls-Windsor (Terre-Neuve-et-Labrador)

Cliquez ici pour en savoir plus sur l’industrie forestière à MacKenzie (Colombie-Britannique)


Percé

Percé doit son nom au Rocher Percé, une merveille géologique émergeant de la mer, au large de l’extrémité de la péninsule gaspésienne. En 1534, Jacques Cartier, un explorateur français, accostait non loin de là. Au fil des siècles, la région est devenue une destination de choix pour les pêcheurs et autres travailleurs saisonniers.

Profil socioéconomique de Percé selon le recensement de 2006

Population 2006 : 3 419, en baisse de 5,4% depuis le Recensement de 2001 (3 614). En guise de comparaison, la population de la province de Québec a augmenté de 4,3% durant le même laps de temps.

Âge médian de la population : 48,4 ans

3 010 personnes, soit 88,2% de la population, sont âgées de 15 ans ou plus.

Revenu médian des personnes de plus de 15 ans après impôt en 2005: 16 976  $

Nombre d’immigrants : 15

Parmi les 15 ans et plus :
•    51% (1 540) n’ont aucun certificat ou diplôme ;
•    20% (590) ont un diplôme d’études secondaires ou l’équivalent ;
•    16% (470) ont un diplôme d’apprenti ou d’une école de métiers ;
•    7% (225) ont un diplôme d’études collégiales ou l’équivalent ;
•    3%  (90) ont un diplôme ou un grade universitaire.

Le taux de chômage est de 25,5 %

Profil socioéconomique Gaspésie-Îles de la Madeleine, en 2007

Percé est situé dans la région administrative de la Gaspésie-Îles de la Madeleine.

Population : 95 461

Solde migratoire total (2006-2007): -304 (province de Québec : 22 221)

35 milliers d’emplois.  

Emplois par secteur :
•    Secteur primaire (extraction des ressources naturelles : agriculture, mines, forêt et pêche) : 9%
•    Secteur manufacturier (fabrication) : 7%
•    Commerce : 15%
•    Services non commerciaux (services d’enseignement, soins de santé et assistance sociale, administrations publiques) : 32%
•    Services commerciaux (industrie de l’information et industrie culturelle, finance et assurances et autres services professionnels) : 37%

Taux de chômage : 17.3%


Sources :
L’Actualité, 15 octobre 2009; Consortium en foresterie Gaspésie-Les Îles; Le Soleil, 17 septembre 2009; Radio-Canada; CNW Telbec; entretien avec Gilles Fortier, professeur au programme de Technologie forestière au cégep de la Gaspésie et des Îles.

Recensement 2006, Statistique Canada; Développement économique Canada pour les régions du Québec.
 
Entrevues et photographies
Martin Girard

Monteur
Miguel Raymond

Réalisatrice-coordonnatrice
Hélène Choquette


© 2009 ONF – Tous droits réservés
 
 

Commentaires des usagers(1)

Le Nord, fermé jusqu'à avis contraire

 

Par Andréanne Germain - Date de publication: 9 décembre 2009 - Smooth Rock Falls, Ontario

L'industrie forestière ne se porte pas très bien en Ontario non plus. Le Nord de la province est la région la plus affectée, surtout les petits villages monoindustriels. Je vous propose ce court-métrage sur le sujet : En retournant sur le site de l'ancienne usine de pâtes et papier à moitié démolie de Smooth Rock Falls, Serge Miville parle de l'impact de la fermeture de l'usine sur sa...

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