La fin de l'espoir ?
Date de publication : 29 octobre 2009 - Hamilton, Ontario
Autrefois capitale de l’acier, Hamilton n’en mène plus large. Le révérend Smith s’emploie à redonner de l’espoir à ses concitoyens.
Lisez d'abord le billet du photographe Dominic Morissette en cliquant ici.
Hamilton
Le révérend John Smith se souvient du temps où Hamilton faisait la une des magazines. Le Maclean’s la surnommait alors « la ville la plus frénétique au Canada ».
Les temps ont bien changé. Aujourd’hui, pour de nombreux Canadiens, Hamilton en est venue à évoquer le déclin, la mort des villes industrielles.
Située à l’extrémité ouest du lac Ontario, la ville qui autrefois produisait tout ce qu’on pouvait consommer, allant des vêtements à la machinerie agricole, est maintenant aux prises avec une incertitude économique permanente.
La crise actuelle n’améliore pas les choses, bien au contraire. L’industrie de l’acier, jadis au cœur de l’économie de la ville, n’est plus que l’ombre d’elle-même, employant une main d’œuvre minimale. Même chose pour un secteur manufacturier - autrefois prolifique avec ses grandes marques telles que Levi’s, Firestone et Westinghouse, qui ne cesse de perdre des galons en raison de la concurrence mondiale.
Le taux de chômage national s’est légèrement résorbé au cours du troisième trimestre de 2009… sauf à Hamilton. À preuve, le nombre d’emplois perdus y a cru de 67% au cours de la dernière année.
Mais il y a deux faces à une médaille et l’autre est plus réjouissante puisque de plus en plus de jeunes Hamiltoniens se sont donné pour mission de ramener la prospérité dans leur patelin. La ville est certes en mauvais état, disent-ils, mais elle n’est pas morte.
Certains économistes avancent même que le secteur manufacturier pourrait renaître, comme l’explique Jeff Rubin dans son livre Why Your World is about to Get a Whole Lot Smaller. Cet ancien économiste à la banque CIBC maintient que la fin du pétrole à petit prix pourrait sonner le glas de la mondialisation telle qu’elle se pratique aujourd’hui. Le coût de plus en plus onéreux du transport de la marchandise deviendrait un incitatif à produire des biens chez soi.
Un jeune entrepreneur de la place a choisi ce chemin, conférant dès lors à la ville de l’acier une toute nouvelle identité. À voir prochainement sur PIB.
Quelques faits et statistiques
Sources :
Report on Business, 26 août 2009;
Statistique Canada; Enquête sur la population active;
Don Fraser, Hamilton and District Labour Council.
Hamilton
Le révérend John Smith se souvient du temps où Hamilton faisait la une des magazines. Le Maclean’s la surnommait alors « la ville la plus frénétique au Canada ».
Les temps ont bien changé. Aujourd’hui, pour de nombreux Canadiens, Hamilton en est venue à évoquer le déclin, la mort des villes industrielles.
Située à l’extrémité ouest du lac Ontario, la ville qui autrefois produisait tout ce qu’on pouvait consommer, allant des vêtements à la machinerie agricole, est maintenant aux prises avec une incertitude économique permanente.
La crise actuelle n’améliore pas les choses, bien au contraire. L’industrie de l’acier, jadis au cœur de l’économie de la ville, n’est plus que l’ombre d’elle-même, employant une main d’œuvre minimale. Même chose pour un secteur manufacturier - autrefois prolifique avec ses grandes marques telles que Levi’s, Firestone et Westinghouse, qui ne cesse de perdre des galons en raison de la concurrence mondiale.
Le taux de chômage national s’est légèrement résorbé au cours du troisième trimestre de 2009… sauf à Hamilton. À preuve, le nombre d’emplois perdus y a cru de 67% au cours de la dernière année.
Mais il y a deux faces à une médaille et l’autre est plus réjouissante puisque de plus en plus de jeunes Hamiltoniens se sont donné pour mission de ramener la prospérité dans leur patelin. La ville est certes en mauvais état, disent-ils, mais elle n’est pas morte.
Certains économistes avancent même que le secteur manufacturier pourrait renaître, comme l’explique Jeff Rubin dans son livre Why Your World is about to Get a Whole Lot Smaller. Cet ancien économiste à la banque CIBC maintient que la fin du pétrole à petit prix pourrait sonner le glas de la mondialisation telle qu’elle se pratique aujourd’hui. Le coût de plus en plus onéreux du transport de la marchandise deviendrait un incitatif à produire des biens chez soi.
Un jeune entrepreneur de la place a choisi ce chemin, conférant dès lors à la ville de l’acier une toute nouvelle identité. À voir prochainement sur PIB.
Quelques faits et statistiques
- Population : environ 505 000 habitants
- Nombre de travailleurs syndiqués : environ 40 000
- À son zénith, au début des années 1980, l’industrie de l’acier employait 30 000 personnes à Hamilton. En 2009, cette main d’œuvre ne comptait plus que 12 000 individus.
- En deux ans, le nombre de chômeurs à Hamilton a augmenté de 67%, passant de 21 700 (septembre 2007) à 36 300. Les secteurs qui ont le plus écopé sont ceux de la construction et du manufacturier.
- Avec un parc immobilier à prix abordable, la ville attire de nouveaux propriétaires provenant d’un peu partout dans la région. 1000 nouvelles constructions résidentielles ont été érigées au centre-ville au cours des 6 derniers mois.
- Des scènes du film Talk to me (Kasi Lemmons, 2007) y ont été tournées. Elles véhiculaient une révolte survenue dans un quartier de Washington DC en 1968.
- Tous les jours, 57 365 habitants de Hamilton se rendent travailler à Toronto.
Sources :
Report on Business, 26 août 2009;
Statistique Canada; Enquête sur la population active;
Don Fraser, Hamilton and District Labour Council.
Photographies et entrevue
Dominic Morissette
Monteur
Miguel Raymond
Réalisatrice-coordonnatrice
Hélène Choquette
© 2009 ONF – Tous droits réservés
Dominic Morissette
Monteur
Miguel Raymond
Réalisatrice-coordonnatrice
Hélène Choquette
© 2009 ONF – Tous droits réservés

Cliquez ICI pour télécharger le plugiciel Flash.